Janvier 2010

Actualités

Le travail est-il avant tout source de plaisir ou source de souffrance ? Il peut être les deux à la fois, mais il sera, selon les situations, l’une plus que l’autre et dans des proportions variables, qui justement méritent notre attention.

Le travail est depuis toujours un lieu essentiel de construction de l’identité, de développement personnel, d’élaboration d’un rapport au monde et à autrui extrêmement fondateur pour peu que ce travail permette de donner un sens à l’action.

 

Il est aussi, à l’inverse, si les conditions de sens et de reconnaissance ne sont pas réunies, une source de souffrance générant différents troubles psychosociaux. L’actualité de ce débat constitue le symptôme d’une évolution sociétale importante, la levée d’un tabou : Le travail peut être mis en question. C’est admis aujourd’hui, tous les secteurs d’activité sont touchés par le risque psychosocial. Il intègre aussi bien le stress, le harcèlement au travail, la violence, les addictions…

Groupe MSA - Fief Montlouis - 17106 SAINTES Cedex

 www.groupemsa.com

Remarques, commentaires, informations...

Vous ne voulez plus recevoir cette newsletter, cliquez ici : désabonnement

Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant

(art. 34 de la loi "Informatique et libertés", pour l'exercer, envoyer un mail.

Toute reproduction totale ou partielle des articles en vue de leur publication ou de leur diffusion par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, même à titre gratuit, est strictement interdite sans autorisation du Groupe MSA.

Mentions légales  - © Groupe MSA - Tous droits réservés

 

La France a tardé à agir

 

D’autant que la souffrance en entreprise est en augmentation. Le contexte de chômage et le climat de précarisation alimentent la peur de perte d’emploi, de mal faire ou de ne faire assez, et d’être laissé sur le bord de la route. Certes, toutes les entreprises ne sont pas bien portantes mais, même chez celles qui le sont, les réductions des effectifs, la surcharge de travail, l’insuffisance de moyens, la croissance de pénibilités nouvelles, les méthodes de management individuel dualisant les relations de travail et isolant le salarié, la rationalité à tout va, les objectifs de résultat de plus en plus pressants…peuvent participer à l’évolution au mal-être au travail.

Patrick Légeron, psychiatre, co-auteur avec Philippe Nasse, magistrat honoraire, d’un rapport remis en 2008 à Xavier Bertrand, alors ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, a pointé la spécificité de la France dans le domaine de l’intérêt porté  aux risques psychosociaux. Si des instituts ont beaucoup publié et travaillé sur la question, si certaines grandes entreprises se sont intéressées précocement au risque psychosocial, paradoxalement notre pays agit tardivement et accuse un certain retard par rapport à l’Europe du nord, la Grande-Bretagne ou le Canada.

 Extrait du BIMSA N° 91 - février 2009

 

 

Accueil