Octobre 2009

Ÿ Des chiffres encourageants

La participation au dépistage organisé du cancer du sein continue sa progression, en France, d'après les données publiées aujourd'hui par l'Institut de veille sanitaire (InVS). En 2008, près de 2 285 000 femmes ont eu recours au dépistage organisé du cancer du sein, soit 52,5 % de la population cible. Pour la période 2007-2008, durant laquelle l'ensemble de la population cible a été invitée, ce sont environ 4,5 millions de femmes qui ont été dépistées.

Gardons en mémoire la référence européenne qui vise un taux de participation des femmes concernées à 70%.

 

Ÿ Une disparité dans les régions

Généralisé à l’ensemble du territoire en 2004, la participation à ce dépistage organisé est encore inégale selon les départements. La Haute-Vienne est le seul qui, sur les années 2007 et 2008, dépasse le seuil de 70%. Six départements (Cher, Loire-Atlantique, Maine et Loire, Morbihan, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques) ont un taux compris entre 65 et 70% et 17 départements entre 60 et 65% sur les 2 ans. Le département de Paris se caractérise par le taux de participation au dépistage organisé le plus faible (27,1%).

En Charente-Maritime, on observe un taux de participation en constante augmentation (27,6% en 2004 ; 39,4% en 2005 ; 44% en 2006 ; 52,7% en 2007). Pour l’année 2008, ce taux est légèrement supérieur à la moyenne nationale (53,8%).

 

Ÿ Organisation

Pour rappel, le programme de dépistage est mis en œuvre par des acteurs locaux regroupés dans une structure de gestion départementale, qui en Charente-Maritime est représenté par Lucide 17.

L’association invite tous les deux ans, les femmes de 50 à 74 ans, à pratiquer un examen clinique des seins et une mammographie, prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais, et dans des conditions contrôlées de qualité et de sécurité.

Par ailleurs, cette mammographie est identique à celle réalisée dans le cadre du dépistage individuel, avec, en plus, une vérification (deuxième lecture) de chaque mammographie normale en première lecture.

 

Ÿ Restons mobilisés !

N’oublions pas que le cancer du sein est, avec près de 50 000 nouveaux cas estimés en 2005 (1), le cancer le plus fréquent chez la femme. Le taux de survie relative à 5 ans après ce cancer est élevé : 85 % (2). Plus il est détecté tôt, mieux il se soigne, d'où l'utilité d'un dépistage organisé.

Relever ce défi ne peut se faire qu’avec l’appui de l’ensemble des professionnels de santé (radiologues, médecins généralistes, gynécologues, infirmières), ainsi que des assistantes sociales.

Si le rôle du gynécologue est déterminant, celui du médecin généraliste l’est tout autant ; notamment pour les femmes qui, à partir d’un certain âge, consultent moins régulièrement un spécialiste. En sensibilisant leurs patientes, en leur expliquant l’enjeu et les modalités de ce rendez-vous, il contribue à lever les réticences et à banaliser un acte de dépistage dont l’efficacité est prouvée.

 

Pour plus de renseignements, contactez :

Lucide 17 

Tel: 05 46 90 17 22

 

 

(1) Chiffres InVs-Francim-HCL-Inserm-INCa

(2) « Survie des patients atteints de cancer en France », étude des registres du réseau Francim, Springer-Verlag France, 2007.

 

En bref

Octobre Rose 2009 : campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein

Groupe MSA - Fief Montlouis - 17106 SAINTES Cedex

 www.groupemsa.com

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