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Phyt’attitude est une action lancée par la
Mutualité Sociale Agricole depuis 2004, et qui fait suite à une précédente
opération de toxicovigilance. Il s’agit d’un réseau national qui vise à
recueillir des informations et signalements relatifs aux ennuis de santé
(qu’ils soient légers ou graves) vécus par les agriculteurs utilisateurs de
produits phytosanitaires.
Le recueil des données et leur analyse doit permettre d’agir auprès des
fabricants de ces produits, ainsi que d’essayer d’améliorer les conditions
de leur utilisation, que ce soit au niveau du matériel (pulvérisateurs …)
comme des pratiques humaines.
Cette opération qui vise à préserver et améliorer l’état de santé des
agriculteurs fait appel dans chaque département, à une équipe composée :
Tout signalement est gratuit
grâce à l’utilisation d’un numéro vert, et bénéficie de la plus stricte
confidentialité des informations transmises.
BILAN:
Le bilan Phyt’Attitude janvier 2004 - juin 2005 est caractérisé par une
augmentation des signalements, en grande partie due au lancement du numéro
vert. Il met la lumière sur les substances les plus préoccupantes, les
circonstances d’intoxications courantes ou non et sur les différentes
pathologies recensées.
LES CATÉGORIES DE CULTURES LES PLUS SIGNALÉES :
La majorité des signalements concernent trois catégories de produits : les
insecticides et acaricides (35%), les fongicides (27%) et les herbicides
(27%).
LES PRODUITS TOXIQUES T+ et T : UN DANGER TROP PRÉSENT :
Malgré la suppression de nombreux produits toxiques, les T+ (le R Bix par
exemple) et T (comme le Lannate) représentent encore 18% des signalements,
sachant que seulement 3% des produits sont classés T et T+, avec une
surreprésentation des hospitalisations et des arrêts de travail pour ces
produits.
LES CULTURES CONCERNÉES :
Le bilan janvier 2004 - juin 2005 fait apparaître les céréales comme la
culture où les signalements d’incidents ou d’accidents sont les plus
nombreux (33%). Toutefois rapporté à la surface cultivée, ce chiffre est
relativement faible, plaçant les cultures céréalières au dernier rang des
cibles de traitement (1 signalement pour 100 000 hectares cultivés).
LES CONDITIONS DE CONTAMINATION :
Dans 22% des cas, la contamination a lieu pendant l’application mécanisée de
la bouillie, dans 16% des cas au moment de sa préparation et dans 14% lors
de son application manuelle.
La proportion de signalements où un incident peut être la cause ou l’une des
causes de l’intoxication a doublé. Par exemple : débouchage de buse, défaut
d’hygiène, panne mécanique…
DES EFFETS BIEN RÉELS SUR LA SANTÉ
Après expertise toxicologique, plus de 2/3 des dossiers retenus présentent
un lien significatif de cause à effet entre les produits utilisés et les
troubles ressentis. 24% des troubles signalés sont cutanés, 20%
hépato-digestifs, 19% neurologiques et neuro-musculaires. On compte aussi
des troubles respiratoires (10%), neurosensoriels-oeil (10%) et ORL (8%).
Plus de la moitié des signalements présentent une intervention médicale avec
un accroissement du nombre d’hospitalisations (22% contre 17% en 2002-2003),
sachant que 28% de ces dernières sont dues à des troubles hépato-digestifs,
24% à des troubles neurologiques et neuro-musculaires, 12% à des troubles
respiratoires. 7% des intoxications sont passives (exemple : contact avec
une culture traitée), un chiffre toujours trop important.
Le bilan Phyt’Attitude janvier 2004 - juin 2005 permet de comprendre
et de mieux définir les principaux risques : substances actives et
circonstances d’exposition les plus souvent en cause. Fort de ces nouveaux
résultats, l’objectif pour tous est de développer des mesures de prévention
mieux adaptées à l’ensemble du monde agricole.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter également l’équipe
Phyt’attitude de votre Mutualité Sociale Agricole départementale.
Médecine du Travail
05.46.97.51.04
Service Prévention
05.46.97.50.75
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