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Etude PARTAGE sur la maladie de Parkinson parmi les affiliés à la MSA
La maladie de Parkinson est la maladie neurodégénérative la plus
fréquente après la maladie d’Alzheimer. Sa fréquence est d’environ 150
patients pour 100 000 habitants ; elle augmente avec l’âge et après 65 ans,
elle est d’environ 1% à 2%. On estime qu’il y a actuellement en France un
peu plus de 100 000 patients parkinsoniens.
Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de la maladie de Parkinson ;
malgré l’amélioration des traitements symptomatiques, les patients
parkinsoniens ont une qualité de vie réduite, un risque augmenté de démence,
d’institutionnalisation et de décès. Pour cette raison, il est important
d’essayer d’identifier des mesures préventives.
La cause de la maladie de Parkinson, en dehors d’exceptionnels cas
héréditaires touchant en général des adultes jeunes, n’est pas connue ; elle
est probablement complexe, faisant intervenir des combinaisons de facteurs
étiologiques variables d’une personne à l’autre. Parmi les facteurs
étiologiques qui ont été explorés, des études réalisées dans les dernières
années dans différents pays ont montré que les patients parkinsoniens ont
plus souvent exercé le métier d’agriculteur que des personnes indemnes de
cette pathologie. L’une des raisons qui permettrait d’expliquer cette
association pourrait être l’exposition professionnelle aux pesticides, mais,
à ce jour, aucun pesticide n’a été spécifiquement incriminé et des études
sont encore nécessaires pour mieux caractériser cette relation. Par exemple,
aucune étude n’a évalué si les agriculteurs exerçant différents types
d’activité (élevage, viticulture, céréaliers, etc.) avaient un risque
différent de maladie de Parkinson. De plus, on ne connaît pas en France
actuellement la fréquence de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs.
Dans ce contexte, l’Institut National de la Santé et de la Recherche
Médicale (INSERM), l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) et la Mutualité
Sociale Agricole (MSA) organisent une enquête épidémiologique parmi les
personnes affiliées à la MSA, l’étude PARTAGE. L’objectif de ce programme de
recherche est d'étudier la relation entre les caractéristiques des activités
professionnelles menées tout au long de la vie et la maladie de Parkinson.
Cette étude est réalisée dans quatre départements : Charente Maritime,
Gironde, Haute Vienne et Mayenne.
Il est prévu d’inviter à participer à l’étude les patients affiliés à la
MSA, âgés de 80 ans ou moins au 1er janvier 2007 et qui sont en ALD pour
maladie de Parkinson ou qui reçoivent un traitement antiparkinsonien. Ces
personnes, si elles acceptent de participer à l’étude, seront interrogées
par des enquêtrices dans les caisses de MSA afin d’obtenir différents
renseignements, en particulier sur leur histoire professionnelle ; en
Charente Maritime, l’enquêtrice qui conduira les entretiens est Madame
Estelle Seguin. Les mêmes renseignements seront obtenus pour des personnes
indemnes de maladie de Parkinson, également affiliées à la MSA afin de les
comparer et d’évaluer si certaines caractéristiques sont plus fréquemment
retrouvées chez les patients parkinsoniens. De plus, nous proposerons aux
participants de réaliser un prélèvement de cellules buccales par brossettes
stériles, afin d’extraire leur ADN et de pouvoir étudier si des facteurs de
susceptibilité génétique interviennent dans la cause de la maladie ; les
participants peuvent accepter ou refuser de participer au volet génétique de
l’étude.
Il est donc possible que des patients parkinsoniens mais aussi des personnes
indemnes de maladie de Parkinson soient invitées à participer à l’étude ;
c’est volontairement que dans le courrier d’invitation à l’étude nous ne
mentionnons pas la maladie de Parkinson comme motif spécifique d’étude, afin
de ne pas biaiser la participation des affiliés à la MSA. Lorsqu’une
personne accepte de participer à l’étude, nous lui demandons les coordonnées
de son médecin traitant pour lui adresser un courrier l’informant de la
participation de son patient à l’étude.
Cette étude est la première partie d’une étude de surveillance
épidémiologique de la maladie de Parkinson qui sera mise en place
ultérieurement afin d’estimer la fréquence de la maladie de Parkinson parmi
les affiliés à la MSA en fonction de leur principal domaine d’activité.
En pratique, les personnes identifiées pour participer à l’étude seront
contactées par courrier dans un premier temps, puis recevrons ensuite un
appel téléphonique d’une enquêtrice de la MSA qui leur expliquera l’étude
et, s’ils acceptent d’y participer, les invitera à un rendez-vous dans la
caisse de MSA pour un entretien ; en cas d’impossibilité, l’enquêtrice
pourra se rendre au domicile des participants. Dans les autres cas, s’ils en
font la demande, les participants pourront être remboursés pour leur
déplacement. Nous proposerons également aux patients parkinsoniens un examen
par un neurologue de l’étude qui aura lieu le même jour que l’entretien avec
l’enquêtrice. Cet examen a pour objectif de recueillir des informations
cliniques sur les caractéristiques du syndrome parkinsonien ; nous insistons
sur le fait qu’il n’a pas pour objectif de procéder à une vérification des
demandes d’ALD et ne remettra en aucun cas en cause la prise en charge du
patient. Un courrier présentant l’étude a déjà été adressé à l’ensemble des
neurologues exerçant dans les départements où a lieu l’étude.
Tous les renseignements recueillis dans le cadre de cette étude seront
conservés de manière strictement confidentielle. Elle a fait l’objet d’une
promotion par l’INSERM et d’une demande d’avis auprès du CCPPRB de l’hôpital
de la Salpêtrière (Paris), de même que d’une déclaration de traitement
automatisé de données personnelles à des fins de recherche auprès de la
CNIL.
Des renseignements complémentaires sur l’étude peuvent être obtenus auprès
du Dr Alexis Elbaz (Inserm Unité 708, Hôpital de la Salpêtrière, Paris ;
email : elbaz@chups.jussieu.fr) et du Dr Catherine Bolut (service médical,
MSA 17 ; email : bolut.catherine@msa17.msa.fr ou au 05.46.97.20.53) |