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En bref...
Origines des inégalités des chances en santé
Une étude de l’IRDES (Institut de Recherche et de Documentation en Economie
de la Santé) pose la question des origines des inégalités des chances en
santé. «La littérature scientifique internationale avance deux hypothèses :
l’effet direct des conditions de vie dans l’enfance sur la santé à l’âge
adulte ; leur effet indirect passant par l’influence de l’environnement
familial sur le futur statut socio-économique.». Une troisième hypothèse est
proposé dans l’étude : la transmission de l’état de santé entre les
générations, fondée sur un patrimoine génétique commun, une reproduction des
comportements à risque, de recours aux soins et de prévention. Ces trois
hypothèses ont été testées sur des données françaises issues d’une enquête
européenne. Les résultats suggèrent que «si l’état de santé à l’âge adulte
est directement influencé par la profession de la mère, la profession du
père a un e influence indirecte passant par la détermination du statut
socio-économique de l’enfant. L’état de santé des deux parents a, quant à
lui, un effet direct sur la santé de l’enfant à l’âge adulte. Enfin, le rôle
de l’éducation n’est pas à négliger, puisque le niveau d’études permet
d’atténuer nettement les inégalités sociales de santé à l’âge adulte».
(BIMSA n°72)
Accidents du travail
Réduire de 25% d’ici 2012 les accidents du travail et les maladies
professionnelles, tel est l’objectif que se fixe la Commission européenne.
Il y a chaque année 4 millions d’accidents du travail dans l’Union. Les PME
sont particulièrement exposées : 82% des accidents du travail et 90% des
accidents mortels. Le bâtiment, l’agriculture, les transports et la santé
présentent tous des risques supérieurs à la moyenne. Les jeunes
travailleurs, les migrants, les travailleurs âgés et ceux aux conditions de
travail précaires sont touchés de manière disproportionnée. On assiste aussi
à une augmentation de certaines maladies – comme les troubles
musculo-squelettiques et celles induites par la pression psychologique. D’où
l’adoption d’une nouvelle stratégie quinquennale : amélioration et
simplification de la législation et de sa mise en œuvre par échanges de
bonnes pratiques, campagnes de sensibilisation ; application de stratégies
nationales ciblées sur les secteurs et les entreprises les plus touchées ;
intégration de la santé sécurité au travail dans les problématiques
d’éducation, santé publique, recherche ; amélioration de l’identification et
de l’évaluation des nouveaux risques potentiels.
(BIMSA n°72) |