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Aides aux aidants
familiaux
Définition des aidants (tes) naturel (les) :
Le terme « aidant » n’existe pas dans les dictionnaires, cependant un centre
de bénévolat [1] définit les aidants (tes) naturel (les) de la manière
suivante :
« Ce sont des gens comme tout le monde qui s’occupent d’un parent, d’un ami,
d’un voisin, et/ou d’une personne en perte d’autonomie ». Notons, que selon
les différentes études faites sur les aidants (tes), ceux-ci ont plusieurs
qualificatifs :
« Naturels, familiaux et informels ».
[1] Centre de bénévolat du Bassin de
Maskinongé (QUEBEC) site : www.cdc.maski.qc.ca/membres/aidants.htm.
Qui sont les aidants (tes) ?
- Les aidants (tes) sont d’abord les conjoints : hommes comme femme, puis
très souvent les filles ou les belles-filles.
-
La moyenne d’âge des aidants(e) est
élevée car ils sont majoritairement des conjoints.
-
L’activité professionnelle concernerait
20 à 30 % des aidants.
-
Statistiquement « l’aidant principal »
est une femme.
Une vie quotidienne bouleversée !
La vie quotidienne d’un aidant familial est fonction non seulement :
-
du type et du degré de dépendance de
la personne aidée,
-
mais aussi et peut-être surtout du
type de comportement de l’aidant vis-à-vis de l’aide.
En matière de santé, surmenage,
anxiété sinon angoisse, épuisement physique et mental sont le lot
d’un grand nombre d’aidant.
Les familles ne s’offrent pas de répit et prennent sur elle en
disant « On fait avec, pourvu que ma santé tienne ».
[1] Extrait gérontologie et
société. Proximologie : premières études p 65. Numéro spécial mai
2002.
Les problèmes sont en premier lieu d’ordre émotionnel et
psychologique :
-
la culpabilisation : « je
culpabiliserais de le laisser en maison de retraite qui pour moi
est un mouroir »,
-
le fait d’assister à la
dégradation de l’aidé : « le plus dur, c’est de voir l’image de
son père se dégrader »,
-
la peur de la mort, la crainte
omniprésente de devenir également dément ou de mourir avant
l’aidé : « si je meurs avant qu’est-ce qu’elle va devenir ? »,
-
la préoccupation et l’angoisse
permanentes : « j’ai toujours peur qu’il s’étouffe »,
-
la fatigue morale,
-
l’inversion des rôles : « après
m’avoir élevé, je dois maintenant en prendre soin », participent
au poids renforcé dans bien des cas par la non-verbalisation des
problèmes et des conflits.
Notons que la dépendance
psychique du malade coûte plus aux aidants (tes).
L’agressivité dirigée contre eux ou encore les symptômes
négatifs : replis sur soi, démotivation, apathie, indifférence,
tristesse…nécessitent une aide, une organisation
particulièrement flexible et une surveillance continuelle.
Inconscients de la charge que va représenter l’aide, la plupart
des aidants familiaux ne se fixent guère de limites à leur prise
en charge : « je consacre tout mon temps à mon père ».
Les relations se trouvent très souvent modifiées par l’aide
fournie :
-
la relation aidant/aidé
oscille entre sublimation de l’affection et règlement de
compte,
-
les relations avec les
autres membres de la famille sont caractérisées par la
solidarité : « deux semaines par an ma sœur prend mon père »
et le dialogue, ou dégradées en laissant à l’aidant une
forte sensation d’isolement : « mes enfants travaillent »,
-
enfin, les relations avec
l’entourage : « depuis que ma femme est malade petit à petit
les visites de nos amis se sont espacées et maintenant on ne
voit plus personne » ne sont pas épargnées.
La multitude des
intervenants à domicile peut-être « lourde » pour l’aidant !
-
Les relations sont aussi
modifiées lorsque d’autres personnes sont amenées à
intervenir à domicile.
-
L’aidant est ainsi
confronté à un nouvel acteur qui entre en jeu et la
relation devient triangulaire : d’une relation
malade-conjoint, on passe à une relation
malade-conjoint-professionnels.
-
Les relations familiales
« privées », passent à des relations familiales «
ouvertes » à un professionnel (infirmière, aide
soignante, kinésithérapeute…).
-
Les aidants ont
l’impression d’être envahi et de ne plus avoir
d’intimité.
Pourquoi
ces aides
?
Actuellement les solutions existantes apportent une
réponse liée essentiellement à l’épuisement physique des
aidants (es).
Les aides aux aidants (tes) ont pour objectif de :
-
Favoriser l’entraide
et le soutien mutuel,
-
Prévenir
l’épuisement physique et psychologique,
-
Rompre l’isolement,
Sous la forme :
Que permet le
groupe ?
-
De réunir un
ensemble de personnes autour d’un but commun
:
-
confronter les attitudes, les
comportements individuels des aidants
familiaux. Cette interaction influence
le changement de comportement car les
aidants éprouvent souvent des sentiments
qui peuvent inhiber, par exemple,
l’action de se préserver :
Pour le
travail social :
-
La
mise en œuvre de la pratique de
groupe va répondre aux besoins des
aidants (tes) : rompre l’isolement :
« depuis que j’assiste aux réunions,
je me sens moins isolée », s’offrir
du temps libre pour souffler, se
soutenir moralement, de partager sur
leur vécu...
-
Lors
des réunions de groupe de soutien
les familles présentent, mettent en
commun leurs difficultés et leur
projet. Ceci leur permet de prendre
du recul.
-
En
conséquence, leur situation
n’apparaît plus unique, ce qui
favorise une aide mutuelle, rompt
l’isolement individuel en faisant
émerger de la confiance en soi et en
les autres. « Entendre des
situations identiques aux nôtres
réconforte, on ne se sent plus seul
».
-
Ainsi, il relève du champ de la
prévention.
Pour
plus de renseignements, contacter la
MSA au 05 46 97 51 55. |