Newsletter N° 0 - Novembre 2004

La lettre d'information électronique du Groupe MSA aux Professionnels de Santé


DEFICIT DU REGIME DES NON SALARIES AGRICOLES :

LES POUVOIRS PUBLICS DOIVENT ASSURER DES SOLUTIONS PERENNES

La commission des comptes de la Sécurité Sociale prévoit un déficit de 1,5 milliard d’euros en 2005 pour le régime des exploitants agricoles. La MSA tire le signal d’alarme sur les causes de ce déficit : diminution des recettes, impôts, taxes et subventions qui lui sont affectés. Elle demande aux pouvoirs publics d’assurer l’équilibre du régime conformément aux engagements de la loi, pour un mode de financement pérenne.

Baisse des dépenses et hausse des recettes de cotisations

Diminution des dépenses en prestation

Les dépenses du régime des non salariés agricoles évoluent modestement en maladie avec un taux de progression attendu de 0,7% pour 2005. Elles baissent en vieillesse de 0,8%. Dans l’ensemble, les prestations versées par le régime diminueront de 0,1% en 2005.

Progression du rendement des cotisations

Le rendement des cotisations versées par les exploitants agricoles progresse, en raison notamment de l’augmentation des assiettes minimales en relation avec le relèvement de la valeur du SMIC et l’augmentation du nombre d’heures.

Les raisons du déficit

Le déficit n’est donc pas dû à une évolution des dépenses du régime des non salariés agricoles mais à une insuffisance des recettes, impôts, taxes et subventions qui lui sont affectés.
La MSA constate ainsi que les recettes ont diminué de 17% entre 2003 et 2005, soit un milliard d’euros, en raison de :

  • la suppression de la contribution de la C3S
    En 2005, aucune affectation de C3S au FFIPSA n’est prévue, ce qui représente 775 millions de recettes en moins par rapport à 2004.
     

  • l’insuffisance du rendement de la taxe tabac
    Le rendement de la taxe tabac est en baisse et naturellement inférieur aux prévisions.
     

  • la suppression de la subvention d’équilibre
    La MSA s’indigne de la disparition de la subvention d’équilibre malgré les engagements pris par les pouvoirs publics lors de la création du FFIPSA (Fonds de Financement des Prestations Sociales Agricoles) en décembre 2003.

Recours à l’emprunt pour combler le déficit cumulé

Au déficit budgétaire de 1,5 milliards d’euros pour 2005, s’ajoute le déficit accumulé par le BAPSA à hauteur de 3 milliards d’euros.
Face à ce constat, la MSA alerte les pouvoirs publics sur l’importance du recours à l’emprunt nécessaire au financement de ses prestations sociales en 2005, qui devrait s’élever à plus d’un tiers du montant de ses dépenses.

Financement des prestations : les pouvoirs publics doivent assurer des solutions pérennes

Dans ce contexte, la MSA demande aux pouvoirs publics d’assurer l’équilibre du régime, en respectant:

  • l’équité entre les régimes sachant que des solutions d’équilibre automatique ont été mises en place pour les régimes de non-salariés non agricoles au travers de la C3S. D’autre part, plus de 100 milliards d’euros de dettes accumulées par le régime général ont été repris par la CADES dont 35 milliards d’euros entre 2002 et 2004.

  • leurs engagements lors de la création du FFIPSA et renouvelés lors du débat sur la loi relative à la réforme de l’assurance maladie, en juillet 2004.

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